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vendredi 25 mars 2011

HERMÈS ... VOCABULAIRE... THÉSÉE

La semaine prochaine nous achèverons le feuilleton d'Hermès en 100 épisodes. Nous resterons cependant en compagnie de Murielle SZAC et poursuivrons nos lecture dans le FEUILLETON de THÉSÉE (fort opportunément paru début mars 2011).

Ces lectures par le maître ont une importance capitale pour l'acquisition du vocabulaire au Cours préparatoire. Les chapitres sont bien équilibrés (1 épisode par jour). Le vocabulaire est riche mais accessible à un écolier de 6/7 ans.
Chaque chapitre démarre avec le résumé de l'épisode précédent (que les élèves peuvent lire seuls à partir de mars/avril).
Les récits mythologiques trouvent une résonance chez les petits comme chez les grands ; les élèves deviennent très vite familiers des personnages du panthéon comme de leur généalogie.
En dessin, les aventures sont une inépuisable source d'inspiration, soutenue par les illustrations de Rémi SAILLARD.
Avant de commencer la lecture, le maître ou la maîtresse demande régulièrement aux  élèves de raconter oralement (ou  d'exprimer par une phrase dès que les élèves sont capables d'écrire) l'aventure de la veille.

dimanche 6 février 2011

Cahier de classe n°2, (du 3 janvier au 4 février 2011)

 Le cahier de classe donne une image des progrès réalisés jour après jour par l'élève. On y lit l'enthousiasme de l'écolier. On voit apparaître le développement du sens esthétique, l'apprentissage de la rigueur et du sens de l'effort. Ce cahier parle de la construction patiente des connaissances élémentaires d'un petit d'Homme. On y trouve traces de tâtonnement ou d'erreurs rectifiées avec l'aide du maître qui corrige sans relâche pour ne rien laisser dans l'ombre. Au cours préparatoire, si nous faisons peu nous essayons de le faire bien.
Il faudra encore beaucoup d'années de travail pour que la formation intellectuelle s'épanouisse; mais le commencement est ici...














cahier d'Orélya

vendredi 14 janvier 2011

mercredi 17 novembre 2010

LA BALANCE À CALCULS

Celle que nous utilisons en classe









À voir également :
- La balance de Roberval

dimanche 14 novembre 2010

CAHIER DE CLASSE N° 1 COURS PRÉPARATOIRE (premier mois d'utilisation)








L'artisan et l'apprenti...

Le très joli cahier de Quentin M.,  un travail de calligraphie exigeant et rigoureux.
Dans les premières semaines, ces pages ressemblent à une sorte de palimpseste car, pour parfaire, il faut souvent gommer et refaire. Chaque lettre doit absolument être tournée correctement, suivre un calibrage standardisé, s'accrocher harmonieusement à sa précédente ou sa suivante.

Le maître attache une importance capitale à ce labeur essentiel et veille à ne  jamais rien laisser inachevé ; parce qu'il sait que les bons réflexes (comme les mauvais) s'acquièrent maintenant... Il sait aussi combien il sera difficile (voire impossible) de modifier ultérieurement les habitudes prises au Cours préparatoire. Raison pour laquelle nous travaillons au crayon à mine douce dans les premiers temps. Nous essayons d'écrire peu mais de le faire bien.

Nous remarquons aussi le travail de mise en page : guidé par le maître, l'écolier apprend à se repérer (la date à 3 carreaux de la marge), à structurer son écriture à partir de la réglure Séyès du cahier (les boucles montent de 3 lignes, les barres montent/descendent de 2 lignes) à souligner avec le double-décimètre, à sauter des lignes pour aérer la composition. Il affine aussi son sens esthétique en réalisant de belles frises.

samedi 6 novembre 2010

TEMPUS FUGIT

En histoire comme en géologie, se pose aux enfants le problème de la perspective temporelle. Comment se situer sur une ligne du temps ? comment donner de la "profondeur" aux différentes "strates" du passé ? Comment distinguer les événements d'un passé récent (histoire) de ceux d'un passé lointain (préhistoire) ? Comment situer l'apparition de la lignée humaine ? Comment se projeter dans son avenir ?

Pour les tout petits (souvent convaincus que leurs grands-parents ont fréquenté les dinosaures !), il est bien difficile de prendre appui sur leur courte vie pour imaginer ce que seraient 10, 100, 1000 fois plus que leur âge...

Une solution consiste à les confronter très tôt et souvent à une ligne du temps dont l'échelle pourra être de 1 mètre représentant 1000 ans (10 cm = 1 siècle ; 1 cm = 1 décennie ; 1 mm = 1 an). Un segment de cette ligne pourra courir sur un tableau ou sur un mur de la classe, à intervalle de 6000 ans correspondant à la période historique (de l'invention de l'écriture à nos jours).

Sur une telle ligne, Néanderthal, présent de — 250 m à — 28 m de nous, croise Cro-Magnon qui apparaît vers — 40 m. L'origine de notre calendrier (naissance de Jésus) se trouve à — 2m de nous.
Pour les élèves du primaire on posera sur la ligne un repère marquant leur propre année de naissance. À environ — 2,5 cm se trouvera le repère de naissance des parents ; à — 5 cm, celui des grands-parents, etc. Les écoliers auront une vision assez réaliste des distances temporelles ainsi transformées en distance spatiale. À chaque étape de l'étude de l'histoire (Histoire de France, par exemple), on ne manquera pas de jalonner cette ligne des dates importantes. La chronologie des événements ne posera plus problème si les enseignants d'un même groupe scolaire se décident à utiliser un outil commun du CP au CM2.

Pour être plus efficace encore et personnaliser cette ligne, on pourra fabriquer une "fenêtre de vie" qui anticipe et matérialise la vie future. Une fois évidée (partie hachurée), la fenêtre de vie vient se poser sur la ligne du temps. Le repère 0 coïncidant avec l'année de naissance des élèves de la classe.
Les années jaunes correspondent à l'enfance et à l'apprentissage des éléments.
Les années vertes sont celles de l'adolescence et du lycée.
Dans les années bleu-ciel, on démarre dans la vie "active", on donne naissance à des enfants.
Les années bleu-nuit sont celles de l'exercice d'un métier et de l'âge mûr.
Avec les années orange, nous entrons tout doucement dans la vieillesse, tandis que nos enfants nous donnent des ... petits-enfants.
La couleur violette symbolise le 3è âge et la couleur rouge correspond à la vieillesse. Quelques personnes parviennent à s'aventurer au delà, dépassant parfois un siècle d'existence...

On peut ensuite caler la fenêtre de vie des 2 parents qui recouvre une partie importante de celle de leurs enfants, celle des 4 grands-parents n'en recouvre qu'une petite partie. Quant aux 8 arrières-grands-parents.... les enfants comprennent bien pourquoi, en général, ils ne les ont pas connus. En procédant de même pour le futur, on amène les enfants à comprendre qu'ils ont une chance de connaître leurs petits-enfants. Ils réalisent enfin qu'ils se trouvent au centre d'une histoire familiale inter-générationnelle d'environ 150 ans (écart entre la naissance de l'arrière grand-parent qu'ils ont encore près d'eux, et la disparition de l'arrière petit-enfant qu'ils connaitront peut-être s'ils vivent assez longtemps pour cela).

La fenêtre de vie

Pour les élèves des plus grandes classes, les écoles seraient bien inspirées de réaliser une frise des temps géologiques identique à celle que nous avons pu voir à l'exposition "Trésors fossiles" organisée conjointement par le Muséum National d'Histoire Naturelle et la ville de Commentry. Les principaux repères géologiques apparaissent sur la corde à chaque période marquante sous forme de vignettes ou de dessins.

Sur une telle ligne (matérialisée par une corde de 137 m de long, repliée en méandres, l'échelle (maquette du Muséum) est de 1 centimètre de corde pour 1 million d'années


QUELQUES REPÈRES GÉOLOGIQUES À CONNAÎTRE


— 13,7 milliards d'années Naissance de l'univers, big-bang 13 700 km 137 m

— 4,5 milliards d'années Formation du système solaire 4 500 km 45 m

— 3,8 milliards d'années Apparition de la vie 3 800 km 38 m

— 620 millions d'années Premiers êtres vivants organisés 620 km 6,2 m

— 500 millions d'années Premières plantes vasculaires 500 km 5 m

— 390 millions d'années Apparition de nageoires paires 390 km 3,9 m

— 300 millions d'années Forêts tropicales et grands insectes 300 km 3 m

— 250 millions d'années Diversification des reptiles 250 km 2,5 m

— 150 millions d'années Grands dinosaures herbivores 150 km 1,5 m

— 65 millions d'années Derniers dinosaures 65 km 65 cm

— 30 millions d'années Diversification des mammifères 30 km 30 cm

— 3,5 millions d'années Début de la lignée humaine 3,5 km 3,5 cm


— 250 000 à — 28 000 ans Néanderthal 250 m à 28 m

— 40 000 ans Cro-Magnon 40 m


Salvador Dalí, "La Persistance de la mémoire", 1931

jeudi 23 septembre 2010

lundi 6 septembre 2010

CONSEILS PRATIQUES POUR APPRENDRE À DESSINER LES LETTRES

Vu sur le site de Trans-Maître

Brigitte Guigui, institutrice depuis les années 80, a enseigné à tous les niveaux de maternelle et élémentaire. En Seine et Marne depuis 1992, elle décide de se consacrer exclusivement aux classes de maternelle et de CP afin d'assurer aux élèves les bases essentielles à leur scolarité. Elle nous montre de manière détaillée comment elle enseigne aux enfants la manière d'écrire les lettres...

Lire la suite et accéder à la vidéo >>>

jeudi 2 septembre 2010

LISEZ-MOI

Bonjour,
Ce cahier de texte en ligne permet aux enseignants, aux élèves et aux familles, de connaître en temps réel l'avancement du programme dans la classe de CP, à l'école élémentaire de Néris-les-Bains.

- Il met à disposition (en particulier pour les élèves absents) le programme quotidien du cours.

- Le titre des leçons ainsi que le travail du soir sont quotidiennement publiés (au plus tard en fin de journée) avec un archivage mensuel.

- Il est un support de publication pour toutes les notes des enseignants à destination des familles.


Le Cours préparatoire

Après une période de 6 ans où j'ai travaillé à temps partiel pour prendre en charge l'instruction élémentaire de mes enfants (école à la maison), j'assure désormais les quatre journées hebdomadaires d'enseignement au Cours préparatoire.

Jean-Pierre PICANDET, instituteur titulaire de la classe


Notre classe dispose d'une boite mail directement accessible depuis notre ordinateur. Il est donc possible de nous joindre en classe (dans le temps scolaire) par courriel.
neriscp@gmail.com


TÉLÉCHARGER le calendrier 2010-2011


Les familles de nos élèves et les visiteurs réguliers peuvent être avertis automatiquement (par courrier électronique) du postage d'un nouvel article sur le bloc-notes de la classe.
Il suffit simplement d'adresser un courriel à

j-pierre.picandet@ac-clermont.fr

en notant comme objet : OK abonnement publi-postage, blog CP2010
et,
dans le corps de votre message : l'adresse mail où vous souhaitez recevoir les courriers

lundi 30 août 2010

LA MÉTHODE DE LECTURE DELILE


QUELQUES REMARQUES
É. Spiering (professeur d'école) et J-P Picandet (instituteur)
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À l'attention de nos élèves qui auraient oublié leur manuel en classe, nous facilitons ici une vue de secours pour la maison (volontairement en basse résolution) de la méthode Delile (Hatier).

Nous conseillons fermement aux familles extérieures qui s'intéressent à cette méthode d'acheter le manuel. Un écolier doit évidemment apprendre à lire sur un vrai livre et non sur un succédané.

Feuilleter en ligne la méthode Delile nécessite une clé.
Demander la clé >>>>

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+ Jean et Clémentine Delile (respectivement enseignant et orthophoniste) ont mis au point une méthode d'apprentissage de la lecture, illustrée par Anne Teuf.

Dans la première édition (1999), on voit une astucieuse mise en abyme : en 1è de couverture un enfant assis sur le canapé du salon, il est en train d'étudier avec sa maman la méthode Delile. En 4è de couverture, l'enfant lit désormais seul, sans l'aide de quiconque. L'éditeur qualifie ce manuel de "méthode de lecture traditionnelle, illustrée, rigoureuse et motivante qui permet à l'enfant d'entrer en douceur dans le monde de l'écrit en découvrant le plaisir de lire."

Ce livret unique vendu à un prix modique (environ 7,50 € en librairie) est d'une prise en main légère ; son efficacité n'est plus à prouver, au point que rééducateurs et orthophonistes l'utilisent parfois pour recadrer un apprentissage décousu.
À condition de respecter le rythme d'apprentissage et la capacité de travail du jeune enfant, la méthode peut être suivie sans risque par les parents dont l'enfant manifeste le désir d'apprendre à lire avant son entrée au Cours préparatoire.

À notre avis c'est bien vers 5 ans, c'est à dire en dernière année d'école maternelle, qu'une découverte SYLLABIQUE de la lecture devrait démarrer (au lieu de 6 ans actuellement, et le plus souvent hélas après une forte exposition à la démarche idéographique).
Avec la diminution drastique des horaires annuels (plus que 142 jours de classe actuellement) et la multiplication des domaines à enseigner que nous imposent les programmes, deux années ne seraient certainement pas de trop pour que, à l'issue du Cours préparatoire, 100% des élèves maîtrisent correctement le couple écriture/lecture.


+ Ce petit livre de 79 pages (dont 64 sont consacrées à l'apprentissage proprement dit) est présenté par ses auteurs comme une méthode de lecture syllabique pour apprendre à lire pas à pas, à voix haute.

+ En début de livret se trouvent les conseils d'utilisation, sur deux pages. Conseils capitaux pour bien utiliser la méthode et établir avec les élèves et leurs parents un rituel commun d'apprentissage. Sur deux autres pages, les sons sont placés en arcs concentriques permettant à l'élève de se repérer dans la progression de la méthode.

+ Page 6, on demande de retrouver le a dans les mots tels que "balle, sac, carte, rat, table, vache, cave, valise". Chaque mot est accompagné d'une illustration .

+ De la page 7 à la page 15, on procède de même avec les lettres i, o, e, u, é, è/ê, s, v et j

+ À partir de la page 16 (l de lapin), Les images disparaissent. Les mots à lire sont disposés en lignes et colonnes, sur une page organisée en plusieurs secteurs :
° Deux lignes de syllabes sur fond jaune. La première ligne combine la consonne de la leçon du jour (en bleu) avec les voyelles déjà étudiées (en rouge). La 2è ligne est une reprise en écriture manuscrite monochrome.
° des mots (les lettres muettes sont grisées).
° une phrase (avec majuscule et point) écrite en caractère d'imprimerie puis en écriture manuscrite pour permettre une copie d'après modèle.
° des syllabes de révision, sur fond gris.
° En petits caractères, des notes et explications à l'attention des parents.

Ces premières pages doivent être étudiées TRÈS LENTEMENT, avec de fréquents retours en arrière, toujours à voix haute.

+ À compter de la page 21, même organisation mais de vraies phrases sont introduites.
Page 23 interviennent les premières liaisons signalées par un petit arc concave, comme en musique.

+ Page 30 arrive le premier son composé (oi de poisson). À ce stade (vers décembre/janvier) l'élève a appris à déchiffrer correctement et le passage d'une page à la suivante se fait tout naturellement.

+ À partir de la page 39, de petites leçons d'orthographe d'usage sont régulièrement présentées "m devant m, b, p" ; "c qui se prononce comme z devant e et i" ; etc.

+ La page 49 offre un premier véritable récit. Les élèves sont toujours enchantés de franchir ce palier.

+ Arrivé à la page 64, nous assurent les auteurs (et l'expérience confirme chaque année leur propos)"l'enfant a appris à lire d'une façon rigoureuse. Pour améliorer sa vitesse de lecture et sa diction, il s'entraîne à lire à voix haute les 10 textes qui suivent l'étude des lettres."
Ces textes sont des adaptations extraites d'œuvres de Pergaud, Pagnol, Perrault, Hugo, Andersen, Saint-Exupéry, Rabelais, du Roman de Renart et de la légende d'Icare).

+ En toute fin d'ouvrage, un alphabet présente les lettres typographiques et les lettres manuscrites, en majuscules et minuscules. Le livre s'achève sur la table des matières.

x.x.x.x.x.x.x.x

Le manuel est complété par un cahier d'exercices de lecture et par un cahier d'écriture mais nous ne les utilisons pas dans nos classes ; en effet pendant toute l'année du CP, nous avons choisi de doubler et renforcer Delile avec les deux livrets du SYLLABAIRE CUISSART qui est le pivot de notre méthode de lecture ET d'écriture.
Lire les "Conseils pour apprendre à lire aux enfants" de M. Cuissart >>>

+ Avec les élèves qui avancent vite, il nous arrive parfois, au 3è trimestre, de travailler sur la MÉTHODE D'ORTHOGRAPHE (Hatier) qui constitue en quelque sorte la suite logique de la méthode Delile.


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Pourquoi deux supports différents pour apprendre à lire :

Cuissart et Delile

1. Individualisation.

L'association Cuissart/Delile permet de satisfaire aussi bien les très bons lecteurs que ceux qui éprouvent de la difficulté : Les premiers trouveront matière à nourrir leur appétit (par exemple en lisant entièrement une page du Delile) quand dans le même temps les seconds se satisferont de la moitié de la page à maîtriser. A partir de la leçon 20 (c'est à dire dès que le rituel de lecture est bien installé et que les élèves ont assimilé le fonctionnement du manuel), les leçons Delile sont travaillées sur un rythme individuel, chaque élève avançant à sa propre vitesse. Le maître ou la maîtresse contrôle l'avancement singulier  par une lecture à voix haute, au moins un jour sur deux et même deux fois par jour pour les élèves qui peinent le plus. Dès qu'une page est bien lue, le progrès constaté est aussitôt enregistré sur un cahier (type carnet de notes). l'élève peut alors passer à la page suivante.

La méthode Cuissart, au contraire, est toujours travaillée à cadence commune pour toute la classe. En effet, même si une page est lue facilement, il faudra encore être capable d'en écrire tous les mots (sur l'ardoise pendant les premières semaines, pour partie dans le cahier de classe ensuite) puis être aussi capable de se relire. Les exercices de dictée succèdent au travail de copie.


2. Progressivité et rigueur

Les deux méthodes sont toutes les deux très progressives et rigoureuses. Dans Cuissart, le 1er livret n'aborde que les sons simples. Tous les sons déjà appris auparavant, sont systématiquement revus à chaque début de leçon, ce qui permet aussi de s'assurer que les élèves maîtrisent bien tous les sons déjà vus. Chez les élèves rapides, la copie/dictée de la leçon en entier (en plusieurs fois) permet de maintenir leur attention en éveil. Chez les plus lents, ces exercices proposés en quantités moindres restent à leur portée. Cela permet de ne laisser personne «à la traîne». Si quelques élèves achoppent sur un son, le tracé ou la reconnaissance d'une lettre, alors il suffit de rester un peu plus longtemps sur la leçon en accentuant les exercices de lecture/copie/dictées, jusqu'à ce que tout le monde soit suffisamment à l'aise.

Delile a été conçue par ses auteurs pour une utilisation dès 5 ans. Dans la même démarche (atteindre 100% de réussite dans l'apprentissage de la lecture), le premier livret de la méthode Cuissart devrait être étudié à fond pendant toute l'année de grande section de maternelle, puis revu rapidement dans les 10 ou 11 premières semaines du cours préparatoire. Celui-ci se réserverait l'acquisition des sons composés, avec le second livret.


3. Présentation et progression de sons différentes.


Cuissart et Delile se font écho : l'ordre de succession des sons étant différent, l'utilisation simultanée  des deux méthodes permet un brassage et une révision tout au long de l'année, tant des sons que du vocabulaire rencontré.
La différence de présentation, la différence de progression sont aussi une manière de confronter un même son aux élèves, sous deux formes et à deux moments différents. Si un élève (en particulier un élève souffrant ayant manqué quelques jours de classe) n'a pas suffisamment profité de la première leçon, il aura systématiquement une autre opportunité d'acquérir «le son».


4. Acquisition facilitée d'habitudes pour le repérage .
Très rassurantes pour le maître comme pour les élèves, ces deux méthodes sont agréables à utiliser par leur extrême rigueur de progression. La présentation toujours identique facilite le repérage, habitue les élèves à entendre parler de lignes, de colonnes, etc.


5. Vocabulaire différent : (« classique »/moderne, avec large registre commun) (latin/grec)
Cuissart et Delile s'enrichissent l'une l'autre : vocabulaire plus classique dans Cuissart, vocabulaire plus actuel dans Delile. Cela permet d'enrichir le lexique. Très vite, il est possible de parler de synonyme : quel mot, signifie "presque la même chose que"....). Très souvent on retrouve dans Delile, des mots du Cuissart et vice-versa. Ces termes de vocabulaire reviennent régulièrement lors des lectures par le maître ou la maîtresse du Feuilleton d'Hermès (Murielle Szac - Bayard) ; les élèves les retrouvent avec plaisir et profit. Cela leur permet de réutiliser ce vocabulaire, lorsqu'il s'agit par exemple de répondre aux questions de compréhension posées par le maître ou la maîtresse.

6. Couplage Ecriture/Lecture pour Cuissart (possible pour Delile)

Cuissart est une méthode liant résolument écriture et lecture, tandis que Delile semble s'appuyer sur la  prééminence de la lecture, même s'il est tout à fait possible de «Cuissartiser» cette méthode. Dès les premières leçons, les élèves apprennent simultanément à écrire tout ce qu'ils vont lire, et lire ce qu'ils ont écrit. Chaque jour, il leur est demandé de lire les syllabes, les mots, les phrases qu'ils ont eux-mêmes écrits. De plus, avec les sons connus, on peut s'essayer rapidement à écrire des mots encore jamais rencontrés dans une leçon, mais qui sont en lien avec la vie quotidienne ou l'environnement des élèves. Par exemple : « le catalpa » (arbre présent dans la cour) permet de montrer qu'un mot d'apparence difficile, ne l'est pas tant que ça si on prend le temps d'en écouter chaque son : C'est une occasion de montrer aux élèves qu'en prenant chaque difficulté l'une après l'autre, on peut le plus souvent « tout seul » en venir  à bout.


7. Cahier Mes Premières dictées

Le premier livret de la méthode Cuissart est couplé avec le cahier des premières Dictées. Ce cahier s'articule en 11 étapes (correspondant en gros au premier trimestre) dont le parcours assure avec toute la régularité nécessaire l'apprentissage minutieux d'un tracé archétypique pour les 26 lettres de l'alphabet et les 10 chiffres de notre numération. Très rapidement viennent des exercices de copie, syllabations/épellation,  dans un premier temps, puis copie, épellation, dictées un peu plus tard. C'est un outil indispensable pour profiter pleinement de l'efficacité de Cuissart.


8. Place importante de la lecture, de la copie et de la dictée

Si les activités sont limitées en nombre (lecture, copie, dictée), les compétences travaillées sont en revanche très variées (association graphie/phonie, repérage de sons, calligraphie, association script/cursive...). En outre, le vocabulaire riche et même foisonnant permet des entrées vers d'autres domaines avec un constant va-et-vient entre grammaire, géographie, histoire et les activités d'écriture/lecture. Si les élèves passent beaucoup de temps sur les activités d'écriture/lecture,  ils n'y trouvent pas de lassitude car celles-ci se mêlent à des moments d'apprentissage de leur langue, leur culture, leur histoire/géographie. Ce procédé permet de brasser les types d'activités (individuel/collectif ; réflexion/écoute/participation). C'est un atout appréciable pour garder à un niveau le plus élevé possible l'intérêt et l'attention des élèves.


9. ouverture vers d'autres domaines :

° grammaire (masculin/ féminin, nature des mots, conjugaison...)
° histoire
° géographie
° culture
° leçons de choses

Cuissart permet d'établir facilement un lien avec l'histoire et la géographie, avec l'art, avec les personnages célèbres (écrivains, musiciens, hommes d'État) ; bref, il s'agit de parler de notre culture. En outre, certaines formulations (présence de verbes au futur, au passé simple, mots  désuets ou désignant des pratiques anciennes), permettent d'aborder (modestement) les racines gréco-latines de notre langue ; cela peut servir de piste pour amener les élèves de se familiariser avec les notions de préfixes et suffixes (il ne s'agit aucunement de leur donner à tout prix la terminologie, mais de les faire progressivement entrer dans la logique de composition/dérivation des mots de notre langue : exemple « parasol » dans le Delile, qui permettra de parler du parapluie, du paratonnerre, du parachute et donc du sens de « para » au début d'un mot).

Avec Cuissart : travailler la notion de « mots de la même famille est simple à introduire, mais en plus, permet d'amener un registre différent de ce que les enfants ont peut-être l'habitude d'entendre : ex: famine, affamé, (dès que le son « f » est connu, puis plus tard, on pourra ajouter faim (à l'oral) et retravailler cette famille de mot en arrivant à la leçon du son « in » (écrit « ain/aim).
Là aussi Cuissart et Delile se font écho et il est très agréable de pouvoir s'appuyer sur l'une ou l'autre des méthodes pour réactiver des notions, des mots déjà connus ou appris.
Un autre exemple est le mot « mira », du verbe « mirer » (ici au passé simple) qu'on entend dans un mot « actuel » comme « admirer »...et qui est de la même famille que « miroir »...tout ces mots font référence à l'action de « regarder »
Delile, par le choix des mots et leur présentation, permet sans difficulté de faire un lien avec la grammaire (conjugaison, ponctuation, nature des mots, premières fonctions). Grâce aux phrases qui apparaissent rapidement dans les leçons, les élèves peuvent travailler très tôt la lecture expressive.


Lire aussi les

CONSEILS POUR APPRENDRE A LIRE AUX ENFANTS (par E. Cuissart)

LE COURS PRÉPARATOIRE À L'ÉCOLE DES ARÈNES


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DE L'APPRENTISSAGE DE LA LECTURE (liens : Michel Delord)

DIVERS


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"Pour s’intéresser à quelque chose et y consacrer du temps, il faut d’abord en percevoir les avantages."
Mathieu Ricard, in "L'art de la méditation"


À l'attention des adultes : En mathématiques, plus qu'en toute autre matière, se pose la question du vocabulaire. Les mots ont, en mathématiques, un sens qui n'est pas exactement le sens du langage courant. Dès le CP, il faut utiliser un langage clair, simple mais juste.

Notre principale maxime éducative est qu'il faut toujours tenir un enfant légérement au dessus de son ouvrage. En dessous, nous lui faisons perdre son temps ; trop au dessus, il va se décourager. Tout l'art de l'instituteur primaire tient dans cette juste appréciation, elle-même conditionnée au respect de programmes cohérents et progressifs, de la grande section au cm2.



Concernant notre cours préparatoire :
— apprentissage simultané de la lecture et de l'orthographe par une méthode d'écriture-lecture strictement alphabétique, par la préparation de dictées quotidiennes et la copie d'exercices gradués.

— en calcul, découverte simultanée des 4 opérations. Beaucoup de calcul mental, l'usage systématique du boulier et de la balance de Roberval. Entraînement régulier à la résolution de problèmes.

— initiation à la grammaire française (nature et fonction des mots de la phrase) grâce à un système original de représentation.

— confrontation permanente à un vocabulaire riche et précis, sous de multiples entrées (leçon de choses, géographie, histoire de France, lectures, ...)

— recours au travail de la mémoire sur laquelle prennent appui le raisonnement et la compréhension.

Nous estimons que ces programmes exigeants et structurés répondent parfaitement à la mission du cours préparatoire qui est (comme son nom l'indique) de préparer à l'apprentissage des éléments. Certes nous ne prétendons nullement que TOUS les enfants auront en septembre prochain retenu TOUS les points étudiés dans notre programme (si tel était le cas, il suffirait de deux années d'étude à un individu pour couvrir l'étendue de l'enseignement primaire ! - Or nous savons bien que l'apprentissage et la formation intellectuelle reposent au contraire sur la lente maturation des idées et des expériences).

Mais nous sommes fermement convaincus que si les apprentissages de base ébauchés au CP sont systématiquement repris et formellement amplifiés dans leurs contenus, aux cours élémentaire (2 ans) et moyen (encore 2 ans), TOUS les élèves, même les moins "scolaires", pourront accéder dans de bonnes conditions à un enseignement de qualité dispensé au collège.

LA BALANCE DE ROBERVAL


UTILISATION de LA BALANCE en ARITHMÉTIQUE
"L'addition évoque l'idée de réunion qui aboutit à un tout. Rassembler ou réunir des objets, récapituler des dépenses, remplir un tonneau, allonger une ficelle, parcourir plusieurs distances, évaluer la longueur d'un contour rectangulaire, ... c'est toujours mettre ensemble ou réunir ; c'est à dire juxtaposer de façon à faire un tout unique avec des parties." J. Leif & R. Dézaly
"L'addition des nombres entiers est l'opération qui a pour but de réunir en un seul nombre toutes les unités contenues dans deux ou plusieurs nombres donnés. On ne peut additionner que des unités de même espèce ; le résultat de l'opération se nomme la somme ou le total. Ferdinand Buisson, Dictionnaire de Pédagogie.
Le plateau de la balance met très justement en scène cette idée de réunion.
"ET" en langue française se traduit par le signe mathématique "+"
Exercice : L'adulte dit "trois ET deux" -> l'élève écrit sur son ardoise "3 + 2"
Pendant quelques jours, on met en scène cet exercice avec la balance. Plus tard, elle ne sera plus nécessaire.
Cet exercice doit être répété souvent, à différents moments de la journée. à Chaque fois il ne dure que quelques secondes. Les enfants ont toujours leur ardoise sous la main.



En faisant tourner le plateau sur lui-même, l'enfant comprend aisément que (3+2) représente la même quantité que (2 + 3) -> commutativité de l'addition.











L'égalité "=" est matérialisée par l'équilibre des deux plateaux.

Dans 3 + 2 = 5, le plateau (3+2) équilibre exactement le plateau (5) car tous les deux supportent une quantité identique quoique disposée différemment.



Puisqu'on a vu que (2+3) représente la même quantité que (3+2), il suffit de retourner le plateau de gauche pour avoir 2 + 3 = 5

L'égalité 2 + 3 = 5 exprime donc exactement la même chose que l'égalité 3 + 2 = 5







En permutant les plateaux, ou en changeant simplement de point de vue, les enfants observent que l'équilibre est conservé.
On peut déjà aborder la soustraction en écrivant 5 = ? + 3
2 ôté de 5, il reste 3

Il est l'inventeur de la célèbre balance, enfermée dans une caisse de bois d’où sortent deux tiges supportant des plateaux et basée sur le principe d’un parallélogramme déformable grâce à ses articulations, les plateaux restant toujours horizontaux. Gilles Personne de Roberval eut l'ingénieuse idée de placer les plateaux au-dessus du fléau, alors que depuis des millénaires, ils étaient placés en-dessous du fléau.

Voir également
- UTILISATION DE LA BALANCE DE ROBERVAL EN ARITHMÉTIQUE.
par Rudolf Bkouche et Françoise Candelier